L’Être du balbutiement

 

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L’Être du balbutiement, Mercure de France, 1969 (2nde édition augmentée d’une « Postface de 2014 sur la pactio antique », Mercure de France, 2014).   
Pour comprendre, pour lire Sacher-Masoch, il faut  d’abord se débarrasser de l’équivoque du masochisme et des interprétations cliniques ou philosophiques qu’on en a données. Reste alors une parole, dont l’être n’est pas affirmation, nomination claire et consciente de soi, mais balbutiement. La recherche de l’être de Masoch devient alors une sorte d’enquête étymologique, qui recourt aussi bien é l’étude des racines grecques et latines qu’à des sortes de parenthèses – sur Heidegger ou le Roman de Renart — permettant d’approcher, comme des ruses de guerre de l’esprit. L’énigme masochienne. Ainsi Pascal Quignard développe-t-il un discours qui n’est ni psychanalytique ni structuraliste, ni historique ni marxiste, mais dévoilement d’une lecture indépendante, elle-même insérée dans le vaste discours des œuvres littéraires, toujours contemporaines les unes des autres, toujours perdues les unes dans les autres, toujours en train de se lire. Pascal Quignard  
TABLE DES MATIÈRES

Avant- propos                  7

I. La parole de la plaine 17

II. Le problème de l’« exspectation » 35

III. Le doublet Caïn-Jésus              53

IV. La lettre, l’annonce, le contrat   71

V. La Sirène et le miroir fêlé        93

VI. Chanter, balbutier, mourir    123

VII. La nappe des clameurs       149

Postface de 2014 sur la pactio antique 173
Notes             183

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