Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia

TBAA, 1eCouv
Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia, Gallimard, 1984 (Coll. L’imaginaire, Gallimard, 1987).
À la fin du lVe siècle de notre ère, une patricienne romaine âgée de cinquante et un ans tient son journal, ou plutôt une sorte d’agenda. Elle consigne sur des tablettes de buis des achats qu’elle projette, des rentrées d’argent, des plaisanteries, des scènes qui l’ont touchée. Pendant vingt ans Apronenia Avitia se consacre à cette tâche méticuleuse, dédaignant de voir la mort de l’Empire, le pouvoir chrétien qui s’étend, les troupes gothiques qui investissent à trois reprises la Ville. Elle aime l’or. Elle aime la grandeur des parcs et les barques plates chargées d’amphores et d’avoine qui passent sur le Tibre. Elle aime descendre aux cuisines et dévorer tout à coup. Elle aime l’odeur et la politesse du plaisir. Elle aime boire. Elle aime les hommes qui oublient de temps en temps le regard des autres hommes. Elle aime les vantaux aux fenêtres qui ne laissent pas passer le jour.
Pascal Quignard
TABLE DES MATIÈRES

I. Vie d’Apronenia Avitia 9
II. Les tablettes de buis d’Apronenia Avitia 35
CHAPITRE PREMIER (folio 482 r° à folio 484 v°)   37
CHAPITRE Il (folio 485 r° à folio 490 r°)     47
CHAPITRE III (folio 490 v° à folio 495 r°)   61
CHAPITRE IV (folio 495 v° à folio 499 v°)   73
CHAPITRE V (folio 500 r° à folio 505 v°)     83
CHAPITRE VI (folio 506 r° à folio 512 r°)    97
CHAPITRE VII (folio 512 v° à folio 518 r°)   113
CHAPITRE VII (folio 518 v° à folio 524 r°)    127
Notes                                           143

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